[Focus Communauté] sur l’ESAT de Rochefort Montagne, entreprise certifiée #BTMC depuis 2021

Régulièrement, l’équipe de BTMC réalise un zoom sur une entreprise certifiée afin de mettre en avant son engagement au sein de la communauté. Ce mois-ci concerne l’ESAT de Rochefort-Montagne, producteur de palette et d’aménagement extérieur en bois local.

Qu’est-ce qu’un ESAT ?

Un Etablissement et Service d’Accompagnement par le Travail est une structure qui permet aux personnes en situation de handicap d’exercer une activité professionnelle, tout en bénéficiant d’un soutien médico-social et éducatif dans un milieu protégé. Cette structure accueille des personnes qui n’ont pas acquis assez d’autonomie pour travailler en milieu ordinaire ou en entreprise adaptée à leurs besoins.

Ces structures jouent un rôle crucial dans l’intégration professionnelle et sociale des personnes en situation de handicap.

L’ESAT de Rochefort-Montagne accompagne 60 travailleurs handicapés autour de différents domaines dont les métiers du bois, avec notamment une scierie et un atelier de menuiserie.

Engagé socialement et environnementalement

La scierie et l’atelier de menuiserie s’approvisionnent dans les forêts du territoire, dans un rayon de 50 km. L’intégralité des bois est certifiée PEFC et BTMC, garants d’un bois local et durable tout au long de la chaine de transformation. L’ensemble des transformations est réalisé par des personnes en situation de handicap, avec comme Mots d’ordre : Qualité, responsabilité, autonomie et sécurité.

Des produits de qualité

La menuiserie de l’ESAT s’est spécialisée dans l’aménagement extérieur et répond à tout type de clientèle : des Maitrises d’ouvrages publiques aux particuliers en passant par des professionnels. Les produits d’aménagements extérieurs standards sont disponibles sur leur catalogue : bancs, abris de bus, tables, poubelle, jardinière, bac à compost, …. En complément, l’ESAT propose différents mobiliers de bergerie pour équiper intégralement les bâtiments d’élevages des montagnes du Massif central et de la France entière. L’ESAT rayonne sur l’ensemble du territoire national.

Site : https://asph.fr/

 

C’est inédit, dans le cadre de l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, le réseau des écoles nationales supérieures d’architecture a été sollicité pour la réalisation des 20 futurs pavillons éphémères qui seront investis par les fédérations sportives à travers le projet Archifolies. L’école nationale supérieure d’architecture de Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme, a fait le choix d’utiliser du bois certifié local et durable BTMC pour la réalisation du pavillon de la fédération nationale de cyclisme.

Les archifolies représenteront 20 pavillons, pour les 20 folies de Bernard Tschumi, architecte reconnu comme l’un des maîtres du déconstructivisme. Les étudiants impliqués dans ce projet pédagogique d’envergure ont d’ailleurs pu rencontrer le célèbre architecte, lui présenter et échanger sur leurs projets.

Le projet des étudiants de l’école nationale supérieure de Clermont-Ferrand ont mis un point d’honneur à réfléchir dans une logique locale et durable, avec des matériaux et des entreprises ancrées sur le Massif central. Les enjeux environnementaux ont été placés au cœur du projet.  Après les JO, les pavillons quitteront le Parc de la Villette pour investir leurs territoires d’origine comme petits équipements de proximité.

La construction et la réflexion de ce futur pavillon est le résultat de nombreuses collaborations, notamment avec les Grands ateliers GAIA, mais aussi, biensûr, avec les membres de la fédération nationale de cyclisme, entre autres. Le projet pédagogique a bénéficié du don de matières premières opéré par l’entreprise certifiée BTMC Scierie Montmartin et Fils et l’entreprise labellisé Bois de France Ets Borie.

En route pour les JO !

L’association Bois des Territoires du Massif Central étoffe son offre à destination de ses adhérents en proposant un accompagnement pour la réalisation de votre Bilan carbone dès 2024 !

Le bilan carbone, qu’est ce que c’est ? Le bilan carbone est une démarche mise au point par l’ADEME et l’Association pour la transition Bas Carbone qui permet à une entreprise d’estimer son impact environnemental et notamment ces émissions de GES. Le Bilan carbone est aussi utilisé pour le BEGES (obligatoires pour certaines entreprises).

Cette toute nouvelle prestation, exclusivement réservée à nos adhérents se déroule en 4 phases :

  • Phase 1 : Introduction personnalisée sur les enjeux liés aux climats, sur vos objectifs et sur le périmètre de l’étude
  • Phase 2 : Collecte de données
  • Phase 3 : Présentation des résultats intermédiaires et organisation d’ateliers collaboratifs pour définir des pistes d’action
  • Phase 4 : Rapports finaux du Bilan carbone et des actions à mettre en place

Vous êtes intéressés ou vous souhaitez en savoir plus ? Contactez Griselda Basset, coordinatrice de l’association BTMC par mail à griselda.basset@certificationbtmc.org ou par téléphone au 06 19 64 34 80.

A l’occasion des 10 ans de la démarche Bâtiment Durable Occitanie, Envirobat Occitanie organisait une commission d’évaluation toute particulière en vue de l’évaluation de 4 projets en phase usage à Toulouse.

Ce temps de convivialité était l’occasion d’accueillir près de 100 personnes et de récompenser, entre autres, notre chargé de mission Pascal Jolivel d’un prix ! Ainsi, grâce à son engagement remarqué au sein de la démarche en tant que membre de commission, il s’est vu décerné le prix du membre le plus assidu en 2023.

Parmi les 4 projets évalués ce jour-là, le groupe scolaire intercommunal BelleVue a obtenu le niveau or ! Il a permis la mise en œuvre de 170m3 de bois certifié BTMC, et ce, grâce à l’engagement de tous les acteurs impliqués dans sa construction :

Pour en savoir plus sur le bâtiment, rendez-vous sur sa page réalisation.

Photo © Envirobat Occitanie

Il y a du changement dans le Guide de prescription Bois des Territoires du Massif CentralTM (BTMC) ! Les Unions régionales des Communes forestières en région Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine et Occitanie, en partenariat avec l’association BTMC publient une version mise à jour.

 

Le Guide de prescription BTMCTM, qu’est-ce que c’est ?

C’est un document qui permet de faciliter l’utilisation de la certification BTMC dans la construction publique. Il s’adresse aux maîtres d’ouvrage et aux maîtres d’œuvre qui souhaitent la mise en œuvre d’un bois local, durable et de qualité certifié du Massif central.

Aujourd’hui, on fait état de 70 bâtiments réalisés ou en cours de réalisation mettant en œuvre du bois certifié BTMCTM sur le Massif central. Le Guide de prescription BTMCTM permet d’insérer la certification BTMCTM dans les marchés publics tout en respectant leur cadre légal.

Ainsi grâce à ce document, il est possible de suivre étapes par étapes les conseils établis par les Communes forestières et Bois des Territoires du Massif Central pour vous assurer de pouvoir utiliser du bois certifié dans vos projets de construction, rénovation ou extension.

 

Ce qui a changé

Grâce au développement de l’application BoisLocal, il est désormais possible d’aller plus loin dans l’exigence de bois local et durable certifié dans vos marchés. Le Guide de prescription BTMC TM se compose en plusieurs fiches thématiques, représentant les différentes étapes juridiques pour construire en bois local et durable certifié BTMCTM.

Désormais les maîtres d’œuvre assureront d’autant plus l’utilisation du bois BTMC TM en précisant dans leur CCTP des exigences en plus ! Retrouvez les indications dans la Fiche 4 « Marché de travaux : Le CCTP du lot bois », page 14 du document.

Il est conseillé aux maîtres d’œuvre d’exiger des éléments précis sur la partie bois du projet comme le volume de bois, l’origine, les entreprises de transformation et de mise en œuvre. Le plus, c’est la mise en place d’un outil de communication ouvert à tous, qui permet la transparence sur le lot bois du projet. Plus de transparence, pour un projet plus vertueux !

 

Besoin d’un accompagnement ?

  • Vous êtes promoteur privé ou maître d’œuvre, contactez l’association BTMC :

Griselda Basset
Coordinatrice et contact privilégié pour les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté et Nouvelle Aquitaine
griselda.basset@certificationbtmc.org – 06 19 64 34 80

Pascal Jolivel
Chargé de mission certification pour la région Occitanie
pascal.jolivel@certificationbtmc.org – 06 23 83 93 73

 

  • Vous êtes porteur de projets publics ou une collectivité :

Les Communes forestières Auvergne-Rhône-Alpes
aura@communesforestieres.org – 04 79 60 49 05

Les Collectivités forestières Nouvelle-Aquitaine
nouvelleaquitaine@communesforestieres.org – 05 59 39 06 65

Les Collectivités forestières Occitanie Pyrénées Méditerranée
occitanie@communesforestieres.org –  04 11 75 85 17

Ressources

Saviez-vous que la loi pour l’Accélération de la Production d’Energies Renouvelables du 10 mars 2023 relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables impose l’implantation de panneaux photovoltaïques sur ombrières sur les parcs de stationnement extérieurs ?

Depuis le 1er juillet 2023, les parkings de plus de 1500 m2 doivent se soumettre à l’implantation de panneaux photovoltaïques sur ombrières sur au moins 50% de leur superficie. Biensûr, les parcs automobiles possèdent des délais différents en fonction de leur date de création, de leur type de gestion et de leur superficie. Et attention à ceux qui ne respecteraient pas ces obligations, car ils pourraient être confrontés à une amende allant jusque 40 000 euros par an.

Cette loi pourrait se révéler être une nouvelle opportunité pour la filière bois local. Sur le Massif central, le SIEL Territoire d’énergie Loire a déjà passer le cap ! Il a fait le choix d’utiliser du bois local et durable certifié BTMC pour la réalisation de sa future ombrière photovoltaïque sur la commune de Bourg-Argental dans le département de la Loire. Un projet en cours de réalisation, qui permet de valoriser les bois issus des forêts gérées durablement du massif. Cela est rendu possible grâce à l’engagement de la Scierie Nétrablaise des Bois, certifiée BTMC, mais aussi du charpentier Libercier, en cours de certification.

 

 

Le 24 octobre dernier, l’entreprise Béal s’est vu délivrer son certificat Bois des Territoires du Massif Central par l’organisme certificateur Qualisud !

Située à 800 mètres d’altitude au cœur du Massif central dans le département de Haute-Loire, la Scierie Béal s’approvisionne dans les forêts de résineux de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. L’entreprise familiale s’étend sur 3 sites de production, avec 25 collaborateurs : une belle évolution depuis sa création en 1951 lorsqu’elle ne comptait que 2 employés !

Romain, troisième génération de la famille a su élargir les compétences de la scierie. Il s’applique à rester moderne dans son équipement industriel, mais a si aussi faire de l’environnement une de ses priorités. En effet, à Roche-la-Molière dans le département de la Loire, l’entreprise Béal Granulés Bois transforme la sciure et les copeaux provenant à 100% de la Scierie Béal et de son second site à Montregard pour en faire des granulés de bois. Pas de perte pour l’entreprise qui valorise ses déchets et permet d’éviter le gaspillage des matières et de leur donner une seconde vie !

Désormais certifié Bois des Territoires du Massif Central et PEFC, l’entreprise ne fait que confirmer ses valeurs en faveur de la valorisation du bois local et durable.

 

Contactez la Scierie Béal
1390 RD 181 – Lieu-dit Pont de Chirat – BP7 43220 DUNIERES
04 71 66 88 90
contact@scierie-beal.com
www.scierie-beal.com

Le 21 octobre dernier, l’école de la Croze, située sur la commune de Billom était inaugurée !

Ce tout nouveau lieu d’apprentissage a été réalisé en bois certifié BTMC, grâce au talent des maîtrises d’œuvre Rue royale architectes, Atelier supernova, TPF Ingénierie, Atelierdubocal, mais aussi grâce à l’engagement de la maîtrise d’ouvrage, la Commune de Billom.

Rien n’aurait été possible sans l’implication et le savoir-faire des entreprises certifiées Bois des Territoires du Massif Central impliquées dans ce projet ! Merci à Filaire SAS (lamelliste), Genevrier Menuiserie (menuisier), ELP Bois (scieur), SAS Maliges Construction Bois (charpentier), Scierie des Combrailles (scieur) et Bois Collé d’Auvergne (lamelliste), qui permettent la valorisation de bois locaux issus de forêts gérées durablement du Massif central.

Monsieur le Maire de Billom, Jean-Michel Charlat, Gérard Guillaume, Président de Billom Communauté, Alain Rochette, Président de la CAF du Puy-de-Dôme, Lionel Chauvin, Président du Conseil départemental, André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme, Marion Canales, sénatrice du Puy-de-Dôme, Caroline Guelon, Conseillère régionale, et Jean-Paul Vicat, Secrétaire Génaral de la Préfecture du Puy-de-Dôme étaient présents pour ce moment joyeux et festif.

La réalisation de l’école de la Croze a bénéficié des financements de la Caisse d’Allocations Familiales, du Département du Puy-de-Dôme, de l’Etat et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

C’est Francis Maliges, gérant de l’entreprise de charpente qui obtenu le lot bois, et secrétaire de l’association BTMC, qui a remis en main propre la plaque QR code à la maîtrise d’ouvrage. Ce support permet à toutes et tous d’accéder, grâce à son smartphone, à l’application BoisLocal. Ainsi, il est possible d’avoir accès à toutes les informations environnementales du projets ! Mais aussi, de suivre le chemin du bois certifié local et durable du projet, de la forêt à l’ouvrage, de découvrir les acteurs du projets, etc.

Envie d’en savoir plus sur l’école de la Croze ? Rendez-vous sur certificate.btmc.boislocal.org

Pour en savoir plus sur l’application BoisLocal, rendez-vous sur la page « Mettre en valeur mon engagement »

Le 19 octobre dernier, FIBOIS42 organisait un apéros pro mettant en valeur le projet ambitieux STENT mené par l’architecte Dominique MOLARD, co-gérant d’Archipente. Nous vous proposons d’en savoir plus sur ce projet, encore au stade d’expérimentation, surprenant, labellisé par le Pôle de compétitivité Xylofutur.

Un projet innovant

Le projet STENT est né de l’abandon de l’autoroute qui devait relier Saint-Etienne à Lyon. L’architecte Dominique Molard a imaginé un pont qui serait construit au-dessus de l’autoroute actuelle pour la doubler ! Les véhicules légers passeraient dessus et les poids lourds dessous.

Il a été nécessaire de réaliser une étude de faisabilité pour tester le projet. Elle a bénéficié du soutien financier de l’Europe, de l’Etat, de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et du département de la Loire à 80%. Cela, afin de trouver des alternatives à l’abandon de la construction de l’autoroute A45 entre Saint-Etienne et Lyon. La Fondation Innovation du Crédit Agricole Loire-Haute Loire, Lignatech et Archipente ont financé les 20% restants.

Les entreprises certifiées BTMC Lignatech et Scierie Forge-Mahussier ont réalisé trois prototypes en collaboration avec Archipente. Et pour tester la faisabilité du projet, l’un d’eux a été réalisé à taille réelle, sur 16 mètres de long, 6 mètres de large (largeur voirie) et 5 mètres de haut.

 

Une solution pour le futur

STENT, pourrait être une solution pour valoriser les gros bois des forêts locales, qui empêchent l’épanouissement de jeunes pousses. Ces gros bois permettent la réalisation de grandes portées autour de 13,5 mètres, capables de supporter des charges très importantes. Les fibres du bois sont protégées lorsqu’on les scie au minimum, et leurs propriétés mécaniques aussi. Ils ne rencontrent pas de contraintes thermiques. L’objectif à terme serait, d’après Dominique Molard, de consommer 1 000 000 de mètres cubes de surface de plancher par an, et ce pendant un siècle.

Ici, pas de lamellé-collé ! Dominique Molard s’est inspiré des travaux de Julius Natterer, qui utilisait des sections de gros bois massives en les juxtaposant les unes à côté des autres pour réaliser des ouvrages de franchissement de l’ordre de 15 à 20 mètres. L’intérêt du projet, c’est qu’il ne demande qu’une matière grise très faible face à un ouvrage métallique ou tout béton. Il est aussi réversible et peut être aisément déconstruit. STENT pourrait aussi s’adapter à d’autres applications tels que les ombrières végétalisées photovoltaïques ou les parkings silo par exemple.

 

L’utilisation d’un matériau bio-sourcé et local

Utiliser du bois issu des forêts locales, ce n’est pas une option pour Dominique Molard ! Et cela a commencé dès la phase de prototypage avec l’utilisation de 12 grumes des forêts environnantes. La Scierie Forge et Lignatech s’inscrivent dans une démarche aux valeurs environnementales fortes. Leur double certification PEFC et Bois des Territoires du Massif Central témoignent de cet engagement. Situé sur le même site, ils travaillent en circuit (très) court.

En sortant les gros arbres et laissant la place aux jeunes arbres, on capte beaucoup plus de CO2. De plus, la ressource est renouvelable. Mais surtout, le projet lui-même compense largement les émissions de carbone liées à son usage durant sa durée de vie.

Enfin, STENT pourrait permettre la création de 8000 emplois locaux pendant un an dans la filière bois, d’après FIBOIS Auvergne-Rhône-Alpes.

Au mois de juillet 2023, l’Observatoire de la Construction Bois publiait sa nouvelle enquête nationale.

C’est la Cellule Economique de Bretagne qui réalise biannuellement cette analyse dans le cadre de l’Observatoire National de la Construction Bois. Pour cette septième édition, elle a bénéficié du financement de France Bois Forêt et du CODIFAB, en partenariat avec la CAPEB, l’UICB, l’UMB-FFB et les FIBOIS régionaux. Ce travail a été réalisé grâce à l’investissement de 1000 entreprises sur tout le territoire national.

 

Qu’en est-il de la situation de la filière construction bois en 2022 ?

Dans le contexte particulier d’après COVID-19 et du conflit ukrainien, la filière a été marquée par des difficultés d’approvisionnement de matériaux. Un phénomène qui a fait grimper le coût des matières premières, limité leur disponibilité, auquel s’est ajouté une inflation importante et une difficulté de recrutement pour les entreprises. Concrètement, trois quarts des entreprises interrogées présentes sur le marché de la construction bois déclarent avoir rencontré des difficultés, limitant leur croissance en 2022.

Pourtant, le chiffre d’affaires de la construction bois a augmenté de 14,3% par rapport à 2020, et de 5% pour les volumes. Le marché s’est centré sur la construction neuve, représentant 73% du chiffre d’affaires total. Pourtant, le nombre de maisons individuelles n’a pas profité de cet essor, avec l’arrivée de la RE2020 et l’environnement complexe de l’année 2022. Le marché du logement collectif, lui, a augmenté, avec la multiplication des immeubles de plus de 3 étages, la demande liée aux Jeux Olympiques 2024, et les Appels à Manifestations au niveau national et local.

Bonne nouvelle pour la rénovation et l’extension/surélévation : l’étude note une forte hausse avec près de 25% par rapport à l’année 2020. Les entreprises déclarent réaliser beaucoup plus de chantiers avec un coût de lot bois supérieur à 500 000 euros, et même 800 000 euros. Un phénomène qui se couple à la multiplication des marchés de bâtiments non résidentiels, avec 33% par rapport à 2020.

Grâce aux investissements mis en place les années précédentes, les entreprises ont été aptes à répondre face à une demande toujours plus conséquente en chantiers bois. Plus d’un tiers des entreprises interrogées se montraient motivées à investir dans les deux années à venir afin de pouvoir augmenter leur production. Plus généralement, les entreprises ont réalisé un chiffre d’affaires de plus de 2 milliards d’euros sur le marché de la construction bois l’année dernière, un montant en hausse de 10.6% par rapport à l’année 2020.

La Région Auvergne-Rhône-Alpes est la grande gagnante en termes de construction bois, représentant 17% du chiffre d’affaires à échelle nationale. Le domaine représente près de la moitié du chiffre d’affaires des entreprises du territoire interrogées. En parallèle de ce phénomène, la filière rencontre des difficultés dans son recrutement malgré des prévisions d’embauche à la hausse avec 61% d’entre elles qui ont prévu d’embaucher en 2023.

L’expertise des entreprises est de plus en plus poussée, en témoignent l’augmentation du nombre de bureaux d’études intégrés au sein des structures. Les entreprises s’emparent de projets de leur conception à leur réalisation, diminuant le nombre d’interlocuteurs, mais aussi, en privilégiant l’échange direct avec le maître d’ouvrage.

 

Quid du bois local ?

Les petites entreprises fonctionnent de plus en plus avec une logique locale, mais elles présentent malheureusement des difficultés d’investissement. Les entreprises de plus de 10 salariés ont-elles aussi fortement réduit leur zone d’intervention. Un phénomène qui s’explique par l’augmentation du prix du carburant, une augmentation de la demande en local, mais aussi par l’évolution des mentalités des salariés, moins enclins aux déplacements.

41% des actes d’achat de bois de construction passent par une scierie française en direct, un taux en légère baisse par rapport à 2020. Tandis que la part d’entreprises s’adressant aux scieries étrangères, elle, a légèrement augmentée entre 2020 et 2022.

 

Lire l’enquête